💫 80 % des risques projet sont humains 💫
Oui, 80 % des risques projet sont humains… mais nous continuons à les gérer comme des risques techniques.
Ouvrez n’importe quel registre de risques projet.
Vous y verrez surtout :
➡️Des risques de délais
➡️Des risques de coûts
➡️Des risques techniques
➡️Des risques fournisseurs
Mais très peu de risques humains.
Pourtant, sur le terrain, les causes réelles d’échec sont souvent ailleurs :
👉 résistance silencieuse
👉 ambiguïté des rôles
👉 fatigue accumulée
👉 conflits implicites
👉 désengagement progressif
Ces risques ne font pas de bruit. Ils ne déclenchent pas d’alerte. Mais ils minent le projet de l’intérieur.
🔷 Le vrai problème : ils sont invisibles dans nos outils
Les registres de risques sont conçus pour :
➡️Ce qui est mesurable
➡️Ce qui est documentable
➡️Ce qui est politiquement acceptable
Les risques humains, eux, sont :
➡️Diffus
➡️Évolutifs
➡️Difficiles à quantifier
➡️Parfois inconfortables à nommer
Résultat : on les gère tard… ou jamais.
🔷 Vers une nouvelle cartographie des risques
Gérer les risques humains ne consiste pas à ajouter une ligne générique
« résistance au changement ».
Cela exige de se poser de vraies questions :
➡️Où la fatigue décisionnelle s’accumule-t-elle ?
➡️Quels conflits sont évités mais jamais réglés ?
➡️Qui dit “oui” en réunion mais “non” dans l’exécution ?
➡️Quelles zones du projet reposent sur une adhésion fragile ?
Ces signaux faibles sont des risques à part entière.
🔷 Conclusion
Les projets échouent rarement à cause de la technologie. Ils échouent quand les humains n’arrivent plus à suivre le rythme.
Tant que nos registres de risques ignoreront cette réalité, nous continuerons à gérer les symptômes… pas les causes.
💬 Et vous, dans vos projets, les risques humains sont-ils visibles… ou simplement tolérés ?
Auteur de l’article : Daniel Roy
Gestionnaire de projets – PMP, SAFe 6 SPC, SA, PMO-CP, CAPM, PSM
Profil LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/danielroymeldan/
